Congo

La Congrégation Notre-Dame en république démocratique du Congo.



Éduquer : un trésor est caché dedans

Notre contexte

La République Démocratique du Congo :
Un des pays les plus vastes du continent africain :
• Pays marqué par une grande pauvreté (80% de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté).
• Le niveau de vie ne correspond pas à ses immenses ressources naturelles.

En république démocratique du Congo

Les salaires et les prestations sociales sont dérisoires dans tout le pays.

Depuis plus de 10 ans, l’État ne prend plus en charge l'enseignement. Les parents doivent payer la scolarité de leurs enfants.

La gestion du pays reste marquée par la corruption, le mensonge, la tricherie, le vol et beaucoup d'autres maux.


Notre responsabilité éducative se concrétise par :

Les rencontres des enfants et des groupes des jeunes : légion de Marie, Kiro, scouts, jeunes de lumière...

L'école est la priorité des priorités.

La valeur et l'importance de la formation intellectuelle.



Rencontre des chrétiens dans les communautés de base :

• Partage de la parole de Dieu
• Vivre les réalités de l'Eglise comme famille de Dieu
• Accompagnement des couples pour le mariage


Rencontre des femmes en milieu rural :

Alphabétisation, cours de récupération, foyer social.

Formation des catéchistes

En collaboration avec les associés :

aide au prisonniers



Au service de la vie :

hôpital de Kindondja

Auprès des malades





Éduquer c'est :

accueillir, prendre soin de la vie, aider à prendre conscience de sa dignité.

développer.



Être femme dans le monde et dans l’Église

Une terre à travailler, un pays à consacrer


Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif de la nuit que l'aurore de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.

Je crois que la verité et l'amour sans conditions auront le dernier mot effectivement.
La vie, même vaincue provisoirement demeure toujours plus forte que la mort.

Je crois fermément qu'il reste l'espoir d'un matin radieux.

Martin Luther King.

Petites âmes sans pareilles, je vous aime tant que rien plus.




Psychologue clinicienne au Congo

Psychologue clinicienne, fondatrice de l’AAP en 2010, Fidélie cherche à développer avec son équipe des actions pour favoriser le bien-être psychologique des adultes comme des enfants

Notre activité à l’AAP (Association d’Accueil et Aide Psychologiques) se déploie dans trois secteurs :

A L’ECOLE PRIMAIRE MWANGA nous proposons les services suivants :
  • sensibilisation, conseil et guidance des parents d’élèves sur la prise en charge psychologique des enfants en difficulté d’adaptation scolaire ;
  • accompagnement et prise en charge psychologique d’élèves en difficulté scolaire (hyperactivité, dyslexie, dysorthographie et autres troubles) ;
  • dépistage des élèves à identité non conforme par l’administration du test de Bonhomme ; suivi d’une approche systémique qui intègre autant l’accompagnement psychologique des élèves que de leurs parents.

L’école primaire Mwanga apprécie et encourage l’offre de nos services et pratiques.



A LA FACULTE DE PSYCHOLOGIE DE L’UNIVERSITE DE KOLWEZI
  • Nous encadrons les étudiants en psychologie en leur permettant de s’exercer à des cas pratiques dans notre Cabinet. Ils concilient ainsi les théories apprises et les réalités du terrain.
  • La bibliothèque de l’Association Accueil et Aide Psychologiques est devenue un espace apprécié des étudiants, enseignants et chercheurs en psychologie pour se ressourcer, renouveler leurs connaissances, débattre et améliorer la qualité scientifique de leurs travaux.
  • Les étudiants de la Faculté, Option Psychologie Clinique, ont réalisé un dépliant pour informer les communautés sur les services du Cabinet.





AVEC LA POPULATION LOCALE DE LA VILLE DE KOLWEZI

L’AAP poursuit ses prestations de services d’aide psychologique aux personnes (hommes, femmes et enfants) à la demande. Nous intervenons particulièrement en ce moment auprès des enfants vulnérables (enfants de la rue, orphelins et enfants abandonnés) dans la maison d’accueil MAISON KWETU pour les aider à s’améliorer par une meilleure connaissance de soi, à stabiliser les améliorations réalisées par un soutien psychologique, et à assainir les interactions sociales.



En conclusion, nous cherchons à développer le bien-être psycho-social de toutes les personnes en situation de mal être psychologique. La formation reçue au Cameroun m’a permis d’acquérir des outils pour être à l’écoute de l’inconscient, mieux servir patients et étudiants…et permettre aux collaborateurs consultants de renforcer leurs capacités dans ce domaine.

" LE BIEN-ETRE PSYCHOLOGIQUE DE CES FRERES, SŒURS, MERES, PERES ET ENFANTS DEMEURE NOTRE PREOCCUPATION "

Fidélie NTSHIKALA MBUYA



« Soigner le malade et sauver sa vie » ; la MISSION SAINTE ANNE A KINKONDJA

Cinq des six sœurs de la communauté Sainte Anne de Kinkondja travaillent à l’hôpital.
Cet hôpital, construit par la Congrégation il y a plus de 5O ans, fonctionne comme une institution privée intégrée dans le Programme National de Santé ; il couvre une Zone de Santé de 262.270 habitants et offre les services de base, à savoir la médecine interne, la pédiatrie, la chirurgie, la gynécologie-obstétrique, ainsi que les programmes de L/TBC, VIH/SIDA, UNTI, PF…

La population locale vit de la pêche et des travaux champêtres pour une petite minorité. Très pauvre et vivant dans un environnement fluvio-lacustre, elle est sujette à des maladies d’origine hydrique (choléra, fièvre typhoïde, bilharziose…) ainsi qu’à d’autres affections graves telles que le paludisme, la tuberculose, le VIH/SIDA…
Sans organisation de sécurité sociale, la population n’a pas les moyens de se prendre en charge.
Les sœurs font face à des malades arrivant dans un état critique, incapables de payer leurs soins médicaux. Certains ne peuvent même pas payer en nature et ne possèdent rien à mettre en gage.

C’est un défi : les sœurs et le personnel (médecin, administrateur, comptable…) doivent d’abord soigner le malade et sauver sa vie ; trouver les moyens financiers viendra après.
Cette situation expose l’hôpital au risque de voir son dépôt pharmaceutique se vider, sans être en mesure de renouveler les stocks de médicaments et encore moins de matériels médicaux.



Depuis quelques mois, le gouvernement congolais a signé un contrat financé par des organisations internationales pour soutenir les hôpitaux. Ce système de Financement Basé sur la Performance (FBP) favorise l’autonomie de gestion des structures à condition d’améliorer la qualité des prestations en faveur des malades. Il vise à promouvoir l’accessibilité de la population aux soins médicaux en exigeant une tarification réduite et forfaitaire, négociée avec les représentants de la population.
Chaque fin de trimestre, des équipes viennent évaluer la qualité des soins et la quantité des prestations. Ensuite, il y a l’achat de prestations qui seront appréciées afin de permettre de rémunérer les agents, renouveler le stock de médicaments et améliorer le fonctionnement de la structure.

Nous n’en sommes qu’au début et nous n’avons pas encore goûté aux bienfaits du système à cause d’un retard de démarrage.
Le défi est également grand pour la communauté : chacune de nous essaie de faire de son mieux pour se conformer aux normes sur le plan administratif et médical, selon le minimum que nous pouvons offrir à la population en tant qu’hôpital rural.

Comme sœurs de Notre-Dame, notre vocation d’éducatrices nous pousse à mettre en œuvre notre charisme partout où nous sommes. Dans notre hôpital, nous le faisons en encadrant les jeunes médecins qui demandent à passer un temps avec nous pour se perfectionner après leurs études universitaires.
Nous formons aussi les infirmiers et autres personnels au cours de réunions matinales quotidiennes, par des sessions ponctuelles de formation et par des opérations de sensibilisation de la population sur le planning familial, l’hygiène, les maladies transmissibles surtout les IST (infections sexuellement transmissibles)… Nous nous réjouissons du travail que la communauté réalise au milieu de cette population, pourtant confrontée à de nombreuses difficultés. Nous comptons beaucoup sur la mise en marche du système FBP si nous obtenons la grâce de la paix dans notre pays.

Mireille ILUNGA